Petit film qui fait peur en cette saison froide et neigeuse avec l’Orphelinat, film espagnol de Juan Antonia Bayona, avec Belen Rueda dans le rôle principal. Sorti dans les salles fin 2007 en Espagne, l’Orphelinat est devenu le plus grand succès espagnol de tous les temps. Il a remporté le Grand Prix du Jury du festival de Gérardmer.
Laura a passé son enfance dans un orphelinat entourée d’autres enfants qu’elle aimait comme ses frères et soeurs. Adulte, elle retourne sur les lieux avec son mari et son fils de sept ans, Simon, avec l’intention de restaurer la vieille maison. La demeure réveille l’imagination de Simon, qui commence à se livrer à d’étranges jeux avec “ses amis”… Troublée, Laura se laisse alors aspirer dans l’univers de Simon, convaincue qu’un mystère longtemps refoulé est tapi dans l’orphelinat…
A partir d’une histoire de fantômes traditionnelle qui rappelle étrangement Les Autres, Juan Antonio Bayona transforme le film en un drame bouleversant et émouvant avec une très belle prestation de Belen Rueda dans le rôle d’une mère brisée par la disparition de son fils.
On se laisse entrainer tout au long du film par la quête de cette mère pour retrouver son fils et qui remonte dans les souvenirs parfois macabres de cet orphelinat. Certaines scènes angoissantes renforcent cette ambiance mais n’en constituent pas la pierre angulaire, le scénario étant suffisament riche.
L’esthétique du film est soignée, gothique à point. La fin du film qu’on ne peut considérer comme un Happy End est pourtant porteuse d’espoir et de paix, malgré la tristesse sous-jacente. Il aurait pu y avoir une scène supplémentaire avec une chasse au trésor du mari pour retrouver son pendentif porte-bonheur, en clin d’oeil.
Merci pour ce conte de fées pour adultes !