Après une grande vague de dépression en fin de saison 3 où chaque personnage a récolté ce qu’il a semé (c’est à dire un sacré lot d’ennuis), la saison 4 débute sous les meilleurs auspices rayon intrigues personnalisées.

Tout d’abord les absents gérés d’une manière surprenante. En effet, les scénaristes comme la production semblent bien conscients que les soucis occasionnés autour du cas Isaiah Washington ont été montés en épingle. Ainsi, Burke pose sa démission et n’apparaît donc pas même en début de saison 4 mais son personnage est bien traité. C’est un peu comme une sorte de fantôme qui trône sur la série. Enormément évoqué (notamment dans l’épisode 2 avec la présence de sa mère) Burke est intelligemment evincé avec tact et délicatesse. Le personnage de George se permet même certaines allusions au cas “Altercation avec Washington” lors d’une conversation avec “maman Burke”.

Addison quant à elle quitte le show en début de Private Practice (très décevant) et n’apparaît pas dans le season premiere de Grey’s…

Pour l’heure dans cette saison 4, les anciens internes deviennent résidents sauf George recalé et redevu interne. Néanmoins, parmi ses nouveaux petits camarades, O’Malley n’avoue à personne qu’il repasse son internat. Les intrigues médicales comme à leurs habitudes sont poignantes et réalistes.

Commençons par Meredith et Derek. Le couple en ballotage depuis la fin de saison 3 a du mal à se remettre sur les rails. Les deux amants décident alors de jouer à une sorte de “je t’aime moi non plus” en cassant puis décidant de ne communiquer que par le sexe sans se lier de sentiments. Cette relation donne lieu à des moments à la fois drôles mais douloureux. Indépendamment, si Derek est bien dans ses baskets et assure au boulot, Meredith psychote et n’est pas au bout de ses surprises. L’arrivée de sa demi-soeur Lexie Grey va la rendre hystérique. Lexie est devenue l’interne de Christina et ses tentatives de rapprochement vers sa soeur n’arrangent rien.

Meredith ne supporte pas les agissements de sa soeur. Elle n’arrive pas à accepter sa soeur. Meredith est dure et un peu bête mais on peut un peu la comprendre.

Christina quant à elle se remet du départ de Burke. Néanmoins, elle ignore que ce dernier a posé sa démission. Derek le lui annonce. Christina se la joue très autoritaire sans pitié (il fallait s’en douter) avec ses internes qu’elle désigne selon des numéros : moments tordants. Tentant de refaire sa vie sans Burke, elle revend tous les cadeaux offerts à son mariage, tire un trait sur sa vie passée et affronte la mère de Burke qui lui fait passer un message sans le lui en vouloir. Elle lui apporte des nouvelles de Burke et Christina se sent déboussolée mais mieux… plus en paix avec elle-même.

Izzie est toujours dans le flou. Devenue résidente, elle a un peu de mal à se faire respecter par ses élèves étant donné que sa réputation depuis la mort de Denny l’a précédé. Izzie réussit finalement à s’imposer au terme du season premiere aprèss d’être sortie d’une situation embarrassante. Côté coeur, cette dernière est toujours (et de manière malsaine) amoureuse de George et le lui fait savoir.

Bailey est quant à elle dans son petit monde, peinée de ne pas avoit été choisie “chef”. Et voir ses anciens internes devenus libres et voler de leurs propres ailes la touche. Cependant après des événements tragiques au sein du Seattle Grace Hospital, Bailey retrouve son punch et passe un joli savon final dans l’épisode 2 à Alex (une scène extrêmement poignante, dure et réaliste). Nus comprenons que Bailey a un coeur et qu’elle sera toujours là pour remettre les pendules à l’heure auprès de ses anciens élèves (à l’image de Karev qui la remercie pour son enguelade) surtout qu’il s’agit là du démarrage de leurs nouvelles vies de médecins.

Alex Karev qui est donc devenu un peu le nouveau Mark Sloane nous réserve de savoureux moments. Après avoir évolué un peu dans son ombre en saison 3, le disciple a un peu rejoint le maître.
Karev n’en demeure pas moins touchant surtout dans l’épisode 2 avec l’histoire du nourrisson et de son erreur face au dealer de drogues qui lui vaudra la scène anthologique avec Chandra Wilson. Côté coeur RAS.

George de son côté repasse son internat comme on s’en doutait. Il fait la connaissance de Lexie en premier sans annoncer à ses camarades qu’il a été recalé l’an passé. Meredith lui en voudra de ne rien lui avoir confié. Quant à son mariage avec Callie, tout va mal. Callie sent que quelque chose ne fonctionne pas. George va chez Izzie en fin d’épisode 1 er annonce en fin d’épisode qu’il est amoureux d’elle. Izzie est folle de joie. Il décide de tout avouer à sa femme. Malheureusement les événements professionnels de Callie font ombrage. La jeune fmeme n’arrive pas à gérer son nouveau poste de Chef. Webber le lui en veut après une débandade sévère en épisode 2 et la remet en place.

Mauvais moment pour George avant l’annonce si bien que Callie (qui a tout compris de son manège avec Izzie) préfère qu’il ne lui dise rien… à suivre…

Mais l’évolution qui fait vraiment plaisir (et qui devrait être un point fort de cette saison) c’est la relation Derek / Mark Sloan. Le départ d’Addison a visiblement rapproché les deux hommes. Les deux anciens potes redeviennent amis au fil du temps. Mark devient amical avec beaucoup de gens, conseille Callie en pleine déprime et sauve l’affectif de son pote Derek en brouille avec Meredith avant que ce dernier ne cède à la tentation. Une storyline qui devrait porter ses fruits très rapidement.

Bilan global de ces deux premiers épisodes : Ambiance bon enfant comme la saison 1, fraîcheur retrouvée pour un lot considérable de personnages, intrigue qui trouve un nouveau souffle en faisant devenir résidents les anciens internes et en amenant de nouveaux internes dans le casting général même si tout cela reste un poil fouilli.

On peut penser que la saison 4 (dont le noeud dramatique n’arrivera qu’à la mi-saison comme d’habitude) devrait être centré sur la relation Meredith / Lexie (gageons qu’un drame devrait les rapprocher), sur l’amour Izzie / George, sur les états d’âme de Karev, l’évolution Derek / Mark… et bien entendu sur le thème des “responsabilités”.

Mots-clés :