5ème spectacle et à nouveau un one-man-show. Après Chantal Ladesou, voici Jonathan Lambert l’homme qui ne dort jamais … !
Cet insomniaque a tout essayé pour retrouver le sommeil : L’hypnose, la relaxation, regarder des épisodes de Louis la brocante… En vain ! Le voilà condamné à vivre une vie parallèle pendant 8 longues années où il va croiser un directeur de prison à l’humour insaisissable, faire l’alarme vivante dans un parking, tomber amoureux d’une gothique intégriste, devenir l’assistante d’un magicien raté, ou encore se faire draguer sur le zodiac d’Evelyne Dhéliat à Saint-Tropez !
Pour son premier one-man-show, Jonathan Lambert, qui nous a habitués à des personnages hors norme à la télé, nous fait vivre une aventure extraordinaire sur scène dans un monde inconnu à ce jour: celui de l’Homme qui ne dort jamais !
Hmmm, que dire de Jonathan Lambert : ces interventions télévisées sur la chaîne comédie puis sur France 2 ont fait sa réputation. Quelques personnages ont marqué notre mémoire comme Damien Baizé, ce fou en manque de sexe …
Sur scène, certains personnages font de timides apparitions mais le principal du spectacle, c’est Jonathan Lambert himself. Alors ca court et ca gesticule partout, ca fait des blagues très potaches et pas très recherchées, ca bascule quelque fois dans le pipi-caca (moi j’aime ca :p) … au final, un spectacle qu’on pourrait voir pendant un mariage ou une soirée entre potes. Pas de quoi casser 3 pattes à un canard malheureusement !
Un article de La Provence qui me conforte dans mon idée
Jonathan Lambert est un entertainer, pas de doute là dessus. Il prend la scène, campe moult personnages et fait feu de tout bois. Le souci, c’est que le frappadingue de chez Ruquier (”On n’est pas couché”) ne met pas toujours son imagination débordante au service d’une écriture. Certes, il rivalise d’ingéniosité pour donner vie à ses personnages hauts en couleurs (ah, on l’aime fort ce Damien).
Mais une fois sortis de son cerveau en ébullition, Jonathan Lambert les abandonne au bord de la route, leur laissant pour seuls bagages des saillies souvent réduites au rejet. Ainsi, le vomi obtient la Palme d’or et on se dit que plutôt de chercher la chute facile un peu trash, ce comédien-né mériterait plus de rigueur stylistique sur le fond, qui, de surcroit, ne lui ferait pas perdre une once d’humour.
Quitte à ne jamais dormir, autant mettre à profit le somnambulisme…