Affiche de Impudique3ème et dernier spectacle de la compagnie Théatre d’Art présent pour le festival d’Avignon 2008 : Impudique. Un véritable coup de coeur en 2007 … Pour finir la journée après 16 Minutes et Le Grand Jour, retour aux sources avec une nouvelle distribution des comédiens de la pièce d’Arnaud Devolontat : Neus Elfa Puell et Adrian Conquet sont toujours présents, Cedric Senatore est remplacé par Pither Jardan. Marie-Pierre Nouveau rejoint le casting !

La mise à nu des âmes et des corps … Impudique ?
Un sens spirituel à la sexualité. Léa s’offre à son amant Paul dans une vidéo. Chaque instant de plaisir porte une souffrance, une frustration : Thomas. Confronté à cette vérité au travers de l’écran de cinéma, Paul se perd entre visuel et réalité, souvenirs et fantasmes…

L’histoire n’a pas changé depuis la version de 2007. On retrouve avec plaisir Paul, Thomas et Léa … Il faut quelques minutes pour faire la transition de Cedric vers Pither … elle semble se faire en douceur … jusqu’à la première chanson ! Mais où est la voix de Cedric ? Pourquoi avoir distribué le rôle à un comédien dont la typologie vocale est différente ? Toute la magie des harmoniques des 3 voix qui m’avait tant enchanté à l’époque n’existe plus. Certaines chansons ne sont carrément plus chantées mais récitées … quel choc ! D’autre part, la bande son est étrange : on retrouve des voix en fond, pas justifiées puisque les comédiens sont sur scène et ont l’organe à la hauteur … c’est étonnant et une mauvaise surprise !

En espérant que tous ces petits problèmes soient résolus pour la rentrée, où ils seront sur Paris au théatre Clavel !

Le jour avant mon départ du Festival, je suis retourné voir Impudique pour peut-être ne pas rester sur le mauvais souvenir de cette première représentation. Tout d’abord, agréable surprise à l’entrée où ma critique de la pièce saison 2007 est affichée à côté des articles de presse.

Ensuite, la pièce en elle-même : certains ajustements ont été réalisés : Pither sonne moins faux, la voix est certes différente de celle de Cedric mais on s’y fait maintenant … et il chante, si si ! :)

Mon attention a surtout été concentrée sur Marie-Pierre Nouveau dont le rôle peut sembler ingrat : toujours présente sur scène mais en arrière plan, tour à tour la conscience, l’ange et l’infirmière de Lea. Elle est troublante, touchante et teinte la pièce d’une nouvelle émotion qui prend à la gorge. Ses larmes réveillent quelque chose en moi : ca fait mal et à la fois, ca soulage. Sa voix accompagne parfaitement celle de Neus, elle est faite pour cette pièce.

Merci Marjorie pour les quelques mots échangés devant la caisse ;-)

Article très flatteur de La Provence

Bouleversant. Entre émotions, musique, images et lumières, les comédiens évoluent sur scène, hypnotisant les spectateurs.
Léa aime Paul. Par amour, elle est prête à tout, y compris à donner sa vie. Une tierce personne s’invite au milieu de cette histoire complexe et destructrice : Thomas. L’ultime fantasme de Léa, son ami, qu’elle souhaite voir dans les bras de Paul.
La représentation dure 1h. 1h pendant laquelle on est immanquablement happé par ce qui se passe devant soi.
Chaque mouvement ressemble à une chorégraphie, chaque son, chaque parole possède une signification. Rien n’est laissé au hasard, encore moins un jeu de lumière reflet du ressenti des personnages.
Sur scène, les acteurs se mettent à nu. Littéralement. Et malgré cela, rien n’est gratuit, pas de vulgarité. C’est un spectacle que l’on pourrait qualifier de charnel, mais pas sexuel même si ce thème est d’une importance capitale dans la pièce.
Emporté par trois comédiens stupéfiants de vérité et de finesse, le public reste comme “scotché” à leurs moindres gestes.
La mise en scène expose les sentiments de Léa au moment où elle agit, grâce à des images projetées sur un voile transparent (impudique?).
En somme, un spectacle qui réussit le pari difficile de montrer pudiquement ce que la société juge impudique et trouve gênant de dévoiler : le sexe, l’amour.

Mots-clés :