Affiche de Dixlesic3ème one-man-show du Festival d’Avignon 2008. Après Chantal Ladesou et Jonathan Lambert, voici Lauréline Kuntz dans Dixlesic au théatre des Amants.

Je suis Dixlesic ! Et vous ? Les mots déboulent dans ma bouche à une vitesse incroyable et je me glisse avec délectation dans la peau de mes drôles d’amis : loubard nostalgique, amoureux cannibales, fille obsédée, serial killer velu, perverse dominante, caïd simplet ou clochard dégueulasse… Mes personnages sont taillés au scalpel, pour notre plaisir. Comme je les aime : maladroits et méchants, innocents et sales, affreux et tendres, sexuels et cocasses, beaux et drôles…

Mon spectacle est pour nous tous, les dyslexiques de la vie et autres myopes, asthmatiques, obsessionnels, diabétiques, bipolaires, allergiques, monomaniaques, constipés, bègues, alcooliques, compulsifs sexuels ! Pour rire ensemble de ce que nous sommes, de ce qui nous choque, nous dégoûte ou nous attire…

Le spectacle commence par une tirade sur le nez de la comédienne : tous les styles sont abordés, les mots fusent et tombent juste. Ca semble de bonne augure pour le reste de la pièce. Laureline Kuntz enchaine les textes pendant une heure : du slam à la prise à partie du public, de nombreux styles narratifs et contextuels sont abordés.

Malheureusement, certains textes sont trop légers ou trop confus. L’intérêt évolue sur des montagnes russes, tantôt très haut et tantôt très … bas. A la sortie, les impressions sont mitigées, on dit : oui mais … ! On reste sur notre faim.

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