Petit polar la semaine dernière au cinéma avec le film Crimes à Oxford réalisé par Alex de la Iglesia, avec Elijah Wood et John Hurt.
Une vieille dame est assassinée à Oxford. Son corps est découvert par deux hommes qui se rencontrent à ce moment-là pour la première fois : Arthur Seldom, un grand professeur de mathématique et de logique et Martin, un étudiant qui vient d’arriver dans l’université et qui rêve d’étudier avec Seldom. Rapidement d’autres meurtres ont lieu, tous annoncés par des symboles bien singuliers. Martin et le professeur s’associent pour retrouver les pièces du puzzle. Rien ne sera comme il paraît. L’identité du meurtrier sera une réelle surprise et son motif encore plus.
La réalité est-elle réductible à une matrice numérique ? Y a-t-il une logique secrète qui conditionne et explique nos actes ou à l’inverse, nos vies sont-elles le fruit du hasard ? Le film met en présence deux visions du monde et de la connaissance qui s’affrontent et tentent de l’emporter l’une sur l’autre.
C’est le choc de deux caractères antagonistes. Le professeur, vieux et cynique, n’a plus d’illusions sur le monde. Tandis que l’étudiant est plein d’optimisme et pense qu’on peut résoudre n’importe quel problème en se servant de sa tête, de la logique et des maths en particulier. Il veut découvrir le secret de l’existence ! Le film tente de répondre à une question : peut-on se connaître parfaitement les uns les autres ? L’élève va finalement s’apercevoir que même les mathématiques ont aussi leurs failles et que rien n’est parfait. L’âme humaine est aussi compliquée que désorganisée.
L’histoire est trop imprévisible selon moi pour que le spectateur se prenne au jeu de chercher l’assassin parmi l’ensemble des protagonistes. Le problème de la suites logique, fil rouge du film, n’est pas logique puisque héritée d’une tradition et pas d’une logique mathématique … le thème des mathématiques ne sert donc pas ce but et n’est présent dans le film que pour la confrontation des théories d’Arthur Seldom et de Martin. Par contre, le casting et l’ambiance sont bien sympas :-)