
Le visage des Cours est complexe. Sans ‘histoire écrite’ et tissé de secrets, de rites, de complots. Un lacis d’obligations contraires, de nasses, de pièges. Où le mensonge est une arme, et le mystère un bouclier. Derrière son énigme, le Peuple de Féerie cache un cœur trouble, qu’il n’a cure de rendre intelligible. Au contraire. Ici, toujours, les routes servent davantage à perdre qu’à guider. C’est déjà, en soi, un défi que de décrypter nos voies. Mais le seul fait d’entreprendre ce que nous avons entrepris est, aussi, faire œuvre interdite. Certains nous la reprocheront, même parmi ceux qui, comme nous, ont choisi la voie de Seuil. On ne prend pas le risque de dévoiler les enchantements de Tir-na-nOg ou de Dorcha sans en payer le prix. Mais au-delà de nos voiles, de nos ruses, de nos cruautés… nous devons enfin savoir, oui, comme le disait Elzeriad, ‘ce qu’il en est, au final, de notre monde’. La Féerie est un piège. Un piège, Morgane, y compris pour nous. À la fin, même cela, ou surtout cela, devra être renoncé, et dissout.
Léa Silhol, cartographe émérite ès ‘envers du monde’, accompagne l’écrivaine Élisabeth Massal dans le labyrinthe d’une bibliothèque d’ombres et de murmures ; pour déchiffrer au spectrographe et au scalpel les carnets interdits de la ‘Trame’. Ce premier Vertige s’exerce à démêler, aux côtés du barde Kelis, les écheveaux des Cours de Vertigen, des jours d’Aana aux batailles pour Érin, de la Chute de Tréaga aux pactes de Dorcha, jusqu’au bris des royaumes fae, et la venue des temps de Seuil, tels que relatés dans les romans La Sève et le Givre et La Glace et la Nuit.
Voici ce qu’on a pu découvrir aujourd’hui dans la newsletter des moutons électriques, l’une des maisons d’édition où officie Léa Silhol. C’est une très bonne surprise et il va nous falloir compter les jours jusqu’au 20 juin, date de sortie annoncée de cet ouvrage. Léa Silhol nous indiquait sur son site qu’elle réservait à ses lectures une surprise … bah pour le coup, c’est une sacrée surprise !!!
Voici le sommaire de l’ouvrage
Introduction (Élisabeth Massal), par Léa Silhol
Prologue : Kelis Ombrecœur, par Léa Silhol
ACTE I : In This Twilight, par Léa Silhol
Scène I : dialectique des désirs, par Léa Silhol
Scène II : Frost (car s’en viennent les Mille Ans de Froid), par Léa Silhol
Scène III : de la contemplation des hémisphères, par Léa Silhol
Scène IV : Over Dry Lands (Comment la Nef vint au Fou), par Léa Silhol
Scène V: en miroir(s), en silence, par Léa Silhol
Scène VI: À Moitié Malade des Ombres, par Léa Silhol
Scène VII : [ soupir ], par Léa Silhol
ACTE II : The Dance of Light, in the Theatre of Grayscale, par Léa Silhol
Scène I : boudoirs, par Léa Silhol
Scène II : De l’Or dont on fait les Âges (la Reine, en son privé), par Léa Silhol
Scène III : alcôves, par Léa Silhol
Scène IV : Stone (the Song of Herne), par Léa Silhol
Scène V : fugue, en accord Majeur, par Léa Silhol
Scène VI: Passing By, par Léa Silhol
Scène VII : cercles de fées, en rond, en rond, par Léa Silhol
Scène VIII : Leçon de Clartés, par Léa Silhol
ACTE III : In the Shadows, par Léa Silhol
Scène IX : déviance des soustractions, par Léa Silhol
Scène I : 1, 2, 3, redditions, par Léa Silhol
Scène II : À l’Image de la Nuit, par Léa Silhol
Scène III : l’épingle, par Léa Silhol
Scène IV : La Faveur de la Nuit, par Léa Silhol
Scène V : l’encre, le calame, par Léa Silhol
Scène VI : Fragarach (the Answerer), par Léa Silhol
Scène VII : des sphinx, de leurs ailes…, par Léa Silhol
Acte IV : Dawn, Breaking, par Léa Silhol
Scène I : La quatrième route, par Léa Silhol
Scène II : A New Dawn, par Léa Silhol
Épilogue : vin des rêveurs, vagues, par Léa Silhol